Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Profil

  • Roch WAMYTAN
  • Homme politique, membre de l'Union Calédonienne et du FLNKS, Signataire de l'accord de Nouméa en 1998, Président du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès de la Nouvelle-Calédonie
  • Homme politique, membre de l'Union Calédonienne et du FLNKS, Signataire de l'accord de Nouméa en 1998, Président du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès de la Nouvelle-Calédonie

Vidéos

Citoyenneté calédonienne socle du destin commun
Présentation d'une loi de pays proposant le drapeau du FLNKS comme drapeau du Pays                   
   
Bilan des déplacements dans la région du président du Congrès (coopération interparlementaire)         
       

Archives

23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:28

Drapeau FLNKS dit drapeau Kanaky

1) Le 32ème Congrès FLNKS, réuni le 23 mars 2013 au Centre Socio culturel de Paita

- Considérant les échéances électorales déterminantes de 2014,

- Considérant les acquis obtenus dans le cadre du processus de décolonisation engagé par le FLNKS depuis 1983, pour l’émancipation,

- Considérant l’imminence de l’aboutissement du statut de quasi-souveraineté du pays,      

- Considérant les consultations successives prévues par la loi sur le transfert des compétences régaliennes pour la période 2014-2018

Le FLNKS s’engage à :

  • Faire valoir son projet politique d’unité nationale comme feuille de route pour convaincre et rassurer les populations sur leur avenir ;
  • Adopter, à partir de la démarche unitaire, la logique nationaliste pour obtenir les 3/5ème au Congrès afin d’aller aux termes de l’Accord De Nouméa et faire accéder le pays à sa pleine souveraineté et à son indépendance.

 

2) Le 32ème Congrès FLNKS, réuni le 23 mars 2013 au Centre Socio culturel de Paita

  • Considérant l’Accord de Nouméa, processus de décolonisation et d’émancipation
  • Considérant l’accord passé entre l’Etat, le FLNKS, le RPCR et les institutions calédoniennes en 1998 sur la prise de participation de la STCPI au sein de la SLN

Le FLNKS s’engage à:

  1. A faire inscrire dans le schéma industriel l’augmentation de 34 à 51% la participation de la Nouvelle-Calédonie via la STCPI, au Capital de la SLN
  2. Considérant les dispositions nécessaires aux réformes profondes du Pays

Le FLNKS s’engage à :

  • Mener à son terme le chantier de la réforme globale de la fiscalité, pour une meilleure équité et justice sociale.
  • Poursuivre les efforts entrepris dans le cadre du règlement de la problématique « vie chère »
  • Faire aboutir la réflexion sur la stratégie industrielle, le bilan de l’Accord de Nouméa et l’avenir institutionnel
  • Finaliser l’élaboration du schéma NC 2025
  • Faire en sorte que le projet éducatif Calédonien soit davantage adapté au service du Pays et de sa population
  • Engager le processus de transfert des compétences de l’article 27
  • Mettre tout en œuvre pour parvenir à la cohésion sociale, synonyme de paix et de sérénité des populations, dans le cadre du destin commun et de la citoyenneté

3) Le 32ème Congrès FLNKS, réuni le 23 mars 2013 au Centre Socio culturel de Paita

Considérant la Présidence du Groupe du Fer de Lance Mélanésien (GFLM) par le FLNKS durant la mandature 2013/2015, de l’organisation régionale mélanésienne,

Considérant l’importance des relations internationales dans le cadre du projet politique du FLNKS,

Le FLNKS s’engage à :

  • Poursuivre le travail du Groupe du Fer de Lance Mélanésien en confortant les politiques développées et l’impulsion de nos programmes pour affirmer la région mélanésienne dans le concert des Nations ;
  • Porter la candidature de Victor TUTUGORO à la Présidence du GFLM à l’occasion du Sommet des Leader du 13 au 21 Juin en Pays kanak ;
  • Porter les candidatures de M. Paul NEAOUTYINE et M. Rock WAMYTAN à l’intégration du Groupe des Personnalités Eminentes -Emminents Persons Groups (EPG)- chargé de préparer un plan de la Mélanésie pour les 25 prochaines années.
Partager cet article
Repost0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 20:28

gflmCOMMUNIQUE DE PRESSE DU GFLM

 

Les membres du Bureau politique du FLNKS de Nouvelle-Calédonie, la Communauté Kanak de Vanuatu et de Nouvelle-Calédonie et le personnel du Secrétariat GFLM ont assisté à l'Ouverture Officielle de la Cellule FLNKS au siège du GFLM à Port Vila, Vanuatu par le Porte-parole du FLNKS au GFLM, Mr. Victor Tutugoro et le Directeur Général du Secrétariat GFLM, Mr. Peter Forau le Mardi 29 Janvier 2013. Le Directeur Général du GFLM, M. Peter Forau a déclaré que l'ouverture de la Cellule FLNKS au Secrétariat est un moment de grande fierté pour les dirigeants et les pays membres du GFLM démontrant ainsi leur soutien indéfectible au FLNKS et au Peuple Kanak. Mr. Forau a rappelé le lien historique du FLNKS et du GFLM ayant donne naissance a la création de l'organisation dans le seul but de soutenir les Kanak dans leur quête d'émancipation politique. Par conséquent, le FLNKS est devenu membre du GFLM. "Le deuxième développement majeur pour le FLNKS était lorsque le GFLM a recruté deux Kanak pour travailler au sein du Secrétariat, Mr. Jimmy Naouna et Mme Rose Wete", a révélé M. Forau. Il a déclaré que le troisième événement majeur pour le GFLM et le FLNKS est à travers la levée de drapeau FLNKS dans toutes les Capitales du GFLM lors des Sommets des Leaders, Réunions des Ministres des Affaires étrangères et des Haut-Fonctionnaires du Groupe. M. Forau précise que cette visibilité accordée au FLNKS par les membres du GFLM témoigne de leur détermination à soutenir la marche du peuple kanak vers la pleine émancipation. Le Directeur Général a déclaré que l'ouverture formelle de la Cellule FLNKS fait suite à la décision du Sommet Spécial des Leaders du GFLM en Août 2012 d’établir formellement la cellule qui fut immédiatement mis en place en Septembre 2012.

L'unité est occupée par le Charge d’Affaires Politiques du FLNKS, Mr. Jimmy Naouna et logée au sein de la Département Gouvernance et Développement Durable du Secrétariat. Mr. Forau a ajouté que la cellule saura entre autres fonctions, permettre au Secrétariat GFLM de fournir des conseils stratégiques en termes de développements politiques en Kanaky / Nouvelle-Calédonie et évaluer la mise en œuvre de l'Accord de Nouméa, assurer la liaison avec le Bureau Politique du FLNKS sur les questions du GFLM, coordonner et gérer les réunions des organes directeurs du GFLM sur les questions du FLNKS, gérer les missions techniques de haut niveau et des missions ministérielles en Nouvelle-Calédonie, et travailler avec les gouvernements des pays membres pour élaborer des programmes de travail et autres activités nécessitant la participation des représentants du FLNKS. En outre, la mise en place de la Cellule ouvre également la voie à des jeunes Kanak de participer au programme de détachement au Secrétariat et dans les pays membres. En réponse, les représentants du FLNKS ont avec beaucoup d'émotion, exprimé la joie de voir la création d’une Cellule FLNKS au sein du Secrétariat GFLM pour poursuivre le travail et le soutien au Peuple Kanak vers sa pleine émancipation.

Mr. Roch Wamytan, 1er vice-président du Congrès de Nouvelle-Calédonie qui a assisté à l'inauguration au siège du Secrétariat a déclaré que ce geste par les dirigeants du GFLM et le Secrétariat témoigne du soutien de nos pays membres et du Secrétariat. "Ceci est un test de notre lien historique de solidarité en Mélanésie et nous tenons a remercier les dirigeants du GFM et le Secrétariat au nom du Peuple Kanak», a déclaré M. Wamytan. La Cellule FLNKS est entièrement financée par des contributions des pays membres, y compris une aide supplémentaire par le Gouvernement de l'Etat indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) par le biais d'une convention en cours de finalisation par le Secrétariat et le Gouvernement PNG.

Cette assistance portera a AU$ 300.000 pour la Cellule ainsi que l’octroi de bourses pour les jeunes Kanak pour étudier en PNG, détachements et formation de jeunes Kanak dans la fonction publique PNG et dans le secteur des Mines. La priorité immédiate de la Cellule étant également d'organiser une mission conjointe des Nations Unies / GFLM en Nouvelle-Calédonie en 2013 et par le biais du FLNKS en associant les services du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, animer une réunion avec les Agences Régionales de l'ONU basées dans la région.

Autorisé par le Directeur Général

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 21:09

MSG 2-copie-1Thème : Influence du MSG sur le mouvement d’émancipation kanak   

R.WAMYTAN ancien président du GFLM 2001-2003

Excellence

            Permettez moi tout d’abord de remercier le pays hôte, le Vanuatu, son peuple et son gouvernement ainsi que la présidence et le secrétariat du groupe de fer de lance mélanésien d’avoir invité les représentants du FLNKS à participer à ce symposium marquant l’ouverture des célébrations du 25ième anniversaire de la création du groupe du fer de lance mélanésien. Je voudrais aussi saluer l’ensemble des autorités et personnalités présentes à ce symposium.

            Au nom du peuple Kanak et au nom du FLNKS représentant les droits légitimes et inaliénables de ce peuple colonisé de la Nouvelle Calédonie/ Kanaky, je voudrais sincèrement remercier le Groupe du fer de lance mélanésien, les pays membres et leurs autorités pour le rôle fondamental  joué depuis 25 ans au niveau d’un soutien actif et indéfectible dans le combat du peuple Kanak pour son indépendance.

            Il faut nous rappeler que le Groupe du fer de lance mélanésien a été crée principalement pour ce soutien à un peuple frère mélanésien encore sous domination coloniale française alors que la grande majorité des pays mélanésiens accédaient à l’indépendance les uns après les autres à partir des années 1970. Cette volonté s’est concrétisée notamment au cours de la réunion informelle de Goroka (PNG) en 1986 insistant sur une commune solidarité pour faire avancer les questions régionales d’intérêt commun y compris la cause du FLNKS pour l’indépendance politique en Nouvelle Calédonie.

            Ainsi comme le souligne le rapport annuel du GFLM de 2010, « le MSG prend son origine d’une vision soutenue par un fort désir politique de se battre pour l’entière décolonisation et la liberté des pays et des territoires de la Mélanésie encore colonisés, en développant  une plus forte identité culturelle, politiques sociale et économique et un lien entre les communautés de la Mélanésie ». Le premier ministre Walter LINI ajoutera : « que le Vanuatu ne sera entièrement libre que lorsque l’ensemble de la Mélanésie sera libre »

            Il est indéniable de constater que sans ce soutien, le rapport de force  politique inégal face au colonialisme français n’aurait pas permis au peuple Kanak  d’exprimer sa revendication nationaliste au niveau régional et international, sa parole aurait été étouffée et rendue inaudible. Grâce à ce soutien des avancées significatives importantes ont été obtenues et j’en citerai quelque unes :  la réinscription de la nouvelle Calédonie sur la liste des pays à décoloniser de l’ONU en 1986, par la résolution 41/41 du 2 décembre 1986, le statut de membre à part entière accordée au FLNKS au sein du GFLM lui permettant ainsi d’assumer la présidence de l’organisation entre 2001 et 2003 puis cette année 2013 pour deux ans.

           Cette reconnaissance de fait du statut du FLNKS comme Mouvement de Libération Nationale (MLN)au sens de l’ONU c’est dire que ce mouvement de libération a la capacité de représenter le peuple Kanak, peut être considérée comme un acte politique majeur de la part des pays mélanésiens. En effet dès sa création en 1984, les pays mélanésiens ont considéré que le FLNKS  représentait le peuple kanak dont la personnalité juridique était jusqu’alors, niée car englobée dans celle de l’Etat colonisateur. Et même s’il n’y a pas eu de résolution de l’ONU reconnaissant le FLNKS comme représentant le peuple colonisé de Nouvelle Calédonie, l’ONU a acté une reconnaissance de fait du statut de MLN pour le FLNKS à partir du moment où le GFLM reconnaissait le FLNKS comme représentant du peuple Kanak colonisé.

          Dans le même ordre d’idée, il convient de noter l’admission du FLNKS comme membre observateur au sein du mouvement des pays non alignés. Le GFLM a toujours laissé le FLNKS dirigé sa lutte en interne en le soutenant à l’extérieur. Même si des doutes ou interrogations concernant la stratégie suivie par le FLNKS ont vu le jours avec la signature des accords de Matignon en 1988 et de Nouméa en 1998, le GFLM a fait entière confiance au FLNKS pour conduire sa lutte. Enfin année après année, le GFLM a constamment oeuvré pour associer au mieux le FLNKS dans les programmes et actions arrêtés pour les pays membres, et ce malgré un handicap du FLNKS : le manque de moyens institutionnels, et financiers  pour faire face à la charge inhérente à son statut de membre à part entière de l’organisation régionale. Mais sans jamais se départir de sa responsabilité, le GFLM a toujours assuré avec ténacité et régularité le suivi de l’application des accords politiques tout en défendant les intérêts du FLNKS au sein de l’ONU, du Forum et du NAM.

Les forces en présence dans le pacifique

            Le processus de l’accord de Nouméa signé 1998 a ouvert un processus qui engage les signataires dont le FLNKS sur une période de 15 ans devant déboucher sur une consultation référendaire pour l’accession du pays à l’indépendance. Cette consultation peut être organisée à partir des élections de mai 2014 si une majorité de  3/5 du congrès le décide. Sinon l’Etat français organise la consultation en 2018, puis en 2020 et  2022 si le résultat ne débouche pas sur l’accession à la pleine souveraineté.

            Ce qui signifie que le chemin vers l’indépendance est encore long et semé d’embûches. Le principal obstacle est certainement la politique menée par l’Etat Français en tant que grande ou moyenne puissance dans cette partie de l’Océanie. Toute la politique menée par l’autorité de tutelle de la  Nouvelle Calédonie, démontre que cet Etat défend avant tout ses propres intérêts dans le concert des grandes puissances présentes dans la région Asie/ pacifique.

        Pour s’en convaincre, il suffit de se référer aux discours des partis français, de droite ou de gauche qui se succèdent au pouvoir en France. Ils insistent régulièrement sur les mêmes thèmes qui peuvent se résumer par le principe de : « la ligne rouge de l’indépendance interdite » car les outremers sont une chance pour la république française. Sont ainsi énoncés en résumé les mots d’ordre suivant : rendre aux outre- mer la place qu’ils méritent dans la République, valoriser l’étendue de son espace francophone, sa ZEE (zone économique exclusive) doit considérée  comme une immense richesse pour la France et pour l’Europe, d’où la bataille entreprise à l’ONU pour la possession des ilots Mathew et Hunter, revendiquée par le Vanuatu. Ainsi grâce à son outre mer, la France rayonne dans le monde en tant que deuxième puissance maritime (90% de cette puissance lui sont données par l’outre mer et notamment les territoires du pacifique).

        Le colloque organisé par le sénat français le 17 janvier 2013  à Paris confirme de nouveau l’intérêt pour la France sur ses territoires français du pacifique. Il est désormais admis que le Pacifique est devenu le centre de la croissance mondiale, muni d’un potentiel considérable pouvant relever les défis du 21ième siècle (énergie, matières premières, nourriture). L’avenir est désormais tourné vers les exploitations des ressources marines qui deviennent de forts vecteurs d’emploi par la biodiversité, les ressources halieutiques, l’exploitation des terres rares (permettant d’extraire les métaux rares entrant dans la fabrication des ordinateurs, tablettes, Smartphones, lasers, panneaux photovoltaïques, radars, missile). Et le colloque préconise ainsi de défendre dans cette partie du monde les intérêts supérieurs de la France en lien avec les entreprises françaises publiques et privées dont par exemple la compagnie pétrolière TOTAL en lien avec les projets de gaz en Papouasie Nouvelle Guinée ou celles opérant déjà en Nouvelle Calédonie et Polynésie française. La France défend aussi ses intérêts en se servant des territoires français comme tête de pont ou basse arrière de la France et de l’Europe.

            Le mot d’ordre devient ainsi ne pas brader les intérêts français face à deux géants qui se disputent l’influence dans notre régions : les USA et la Chine. Elle fait tout pour affirmer sa présence par le biais de ses territoires qui deviennent ainsi des fers de lance de son action.

            Avec l’’élection du président Obama en 2008 et sa réélection le 6 novembre 2012, le président américain a fait de l’Asie Pacifique la pièce maitresse, le pivot de sa diplomatie après une décennie de conflits en Irak et Afghanistan, il considère que la région Pacifique est le nouveau moteur de la croissance mondiale. Sa première visite après sa réélection a d’ailleurs été réservée à un pays de l’Asie, la Birmanie  et le président OBAMA revendique sans cesse sa part d’océanité (originaire d’Océanie) du fait qu’il est né à Hawaï.

         Pour sa part la Chine,  qui vient de porter Xi JINPING à sa tête, en tant que secrétaire général du parti communiste chinois a clairement affirmé sa volonté d’afficher sa prépondérance politique, militaire, économique et sa souveraineté sur un ensemble d’île et d’îlots de la zone et dans la mer de Chine. Beaucoup de pays de cette zone dépendent de cette super puissance économique et financière pour leur avenir et effectivement  elle  a favorisé l’émergence économique pour beaucoup d’entre eux. Les deux grandes puissances rivales s’affrontent économiquement et pour le moment pacifiquement, dans le Pacifique occidental, c'est-à-dire, notre région.

            Les pays de la zone sont partagés face à ces deux géants et la tendance générale est de se tourner vers les USA pour se protéger et vers la Chine pour se développer L'Amérique, bien entendu, a répondu présent. Elle estime qu'elle joue son statut de puissance numéro 1 dans le Pacifique, car c'est là que sont les marchés de demain, c'est là qu'est la croissance d'aujourd'hui. Bref, c'est là que se trouve le plus grand potentiel de développement économique sur la planète. Elle a donc renforcé ses alliances militaires dans le Pacifique, et la Chine y voit une volonté de la contenir, d'endiguer sa montée en puissance. Bref, elle y voit une attitude hostile, et l'on ne peut écarter l'éventualité d'un affrontement, même très localisé. C'est toute l'ambiguïté de la relation sino-américaine, mélange d'interdépendance et de rivalité stratégique

            De son coté la France a redéployé ses moyens militaires vers la Nouvelle Calédonie en y plaçant son centre de commandement du Pacifique, elle tente ainsi se placer au mieux pour peser dans cette région du monde. Elle considère les états insulaires et plus particulièrement les pays mélanésiens comme une « menace » pour la stabilité de la région suivant la théorie du « trou noir » développé par un chercheur français Mr DOUMENGE qui décrit l’arc mélanésien comme l’arc des crises. Elle se place ainsi comme l’intermédiaire obligé pour le bien des populations face à l’instabilité politique, aux risques environnementaux, au terrorisme et au pillage des ressources marines.

            Au niveau de sa stratégie politique sur ses territoires  qu’elle considère comme des fers de lance de sa politique océanienne se sera la ligne rouge de l’indépendance interdite. Elle se situe dans l’esprit de ce que disait l’ancien président de la république française François Mitterrand « l’indépendance jamais, au pire la partition » Pour se faire, elle poursuit sa politique d’immigration de nationaux français au mépris des directives de l’ONU, elle tente de transposer dans ses territoires du Pacifique, le système de la France Afrique ,  elle brandit le spectre de la partition de la kanaky,  elle assure la main mise sur la ZEE (zone économique exclusive) et ses ressources, elle évoque enfin la possibilité pour l’Etat de reprendre la compétence sur la gestion des ressources naturelles, notamment en ce qui concerne les « terres rares ». Toutes ces stratégies n’obéissant qu’au seul principe de faire en sorte que l’indépendance ne soit plus une option viable pour ceux qui la défendent.

         Comme elle n’a pas l’intention de se retirer de cette région, la France continuera ses manœuvres en tout genre pour renforcer sa présence et sa légitimité par des alliances militaires et autres avec les pays régionaux, en mettant en avant le principe de non ingérence entre pays amis (cf discours de l’ambassadeur de France à Fidji le 14 juillet 2012 ) par la manipulation des populations, les assassinats de leaders, et au niveau économique le maintien des territoires dans une situation d’assistanat par l’immigration ciblée et choisie, la défiscalisation à outrance, les transferts financiers et l’indexation des salaires des fonctionnaires, tous ces éléments qui contribuent à créer une bulle artificielle où se développe une croissance factice avec de hauts revenus, une vie chère et de fortes inégalités sociales.

Que Faire ?

         Le FLNKS s’est donné du temps au temps pour construire et atteindre son indépendance, des résultats importants ont été obtenus, mais il  s’est fait rattrapé par la mondialisation. A y regarder de plus près, la Nouvelle Calédonie est comme dans une trappe dans laquelle la France l’enferme de plus en plus au nom des intérêts  supérieurs de la Nation.

            Il est donc nécessaire de trouver la bonne porte de sortie pour contrer cette stratégie. Notamment par un renforcement de la place du FLNKS au sein du GFLM, il sera ainsi hors de question pour le moment de céder sa place au gouvernement de la Nouvelle Calédonie car ce serait à coup sur faire entrer la France  dans le GFLM suivant le principe du « cheval de Troie ».

            Une autre option pour contourner la stratégie d’enfermement de la France serait d’obtenir de l’ONU soit un statut d’observateur pour le FLNKS ou que le FLNKS soit reconnu officiellement comme Mouvement de libération nationale.

            Par ailleurs il est nécessaire que le GFLM continue de  porter la parole  du FLNKS au Forum des Iles du Pacifique, au mouvement des pays non alignés et à l’ONU. De son coté, le FLNKS par ses représentants institutionnels en Kanaky devra redynamiser  le partenariat avec le GFLM par la formation des cadres, la coopération économique et commerciale, le développement des échanges...

            Enfin il serait temps qu’à l’occasion des 25 ans de la création de notre organisation régionale, nous puissions ensemble entamer le vaste chantier de la construction mélanésienne en se donnant pour objectif des prochaines 25 années, la mise en place de la Fédération des Etats mélanésiens regroupant la vaste Mélanésie de nos ancêtres de Timor et West Papua au nord à Vanuatu et Kanaky au sud. Le peuple kanak est prêt à s’associer à ce travail titanesque avec vous ensemble afin que notre parole à tous puisse être entendue dans le concert des nations.

Je vous remercie.

R.WAMYTAN

 

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 22:21

Le premier bureau du FLNKS de l'année s'est tenu au siège de l'Union Calédonienne (l'Avenir, à Magenta) ce 8 janvier, à l'ordre du jour : 
- Présidence du Groupe des pays du Fer de Lance Mélanésien (GFLM ou MSG),
- Provinciales de 2014.
Prochaines rencontres auront lieu : 
- 22 janvier 2013 : prochaine réunion de bureau,
- Mars prochain : congrès du FLNKS.


Partager cet article
Repost0
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 03:20

    Drapeau_FLNKS-DS.pngLa Dynamique FLNKS Sud a tenue sa dernière Assemblée Générale de l’année ce Samedi 1er Décembre 2012 à l’Avenir ( Magenta au siège de l'Union Calédonienne), les séances ont débuté à 8h30. L'objectif été de créer un espace de discussion et d’échange pour déjà fixer les contours de l’action politique à porter en 2013. 

A l’ordre du jour il y avait les points suivants :

1/ Bilan de l’année
■L’action institutionnelle
■L'actin terrain (avec les dossiers d'actualité)
■Le collectif Kanaky 2014

2/ Perspectives de travail pour 2013
■Agenda politique pour la période de pré campagne
■ Organisation de la communication

3/ L’organisation de la structure
■ Le bilan financier
■ Animation et coordination

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2001 6 17 /11 /novembre /2001 23:26

Drapeau_FLNKS_dit_drapeau_Kanaky-copie-1.pngAvant l'ouverture des travaux de notre 22ème Congrès je voudrais tout d'abord adresser nos salutations d'usage et nos remerciements à vos autorités coutumières politiques, administratives et religieuses de PONERIHOUEN et de la PAICI/CEMUHI pour l'accueil du Congrès du FLNKS ici sur votre terre ancestrale.

Merci aussi à tous, délégués. Militants et responsables des groupes de pression, vous confirmez par votre présence ce matin votre détermination et votre courage à faire vivre ce Mouvement de LIBERATION. Qui telle une PIROGUE dans les flots déchaînés est seul capable de nous mener à bon PORT. Ce PORT désigné par une HISTOIRE de colonisé l'Indépendance kanak socialiste.

I) RAPPEL HISTORIQUE

Dans la droite ligne du combat de nos chefs et de nos Anciens depuis le 24 septembre 1853 date de la prise de possession de nos Terres sacrées par le colonisateur français. Notre peuple a cherché constamment. Malgré nos rivalités tribales ancestrales à UNIR ses forces pour lutter contre la colonisation. NOTRE HISTOIRE est jalonnée depuis 150 ans de ses tentatives de nous RASSEMBLER pour opposer au principe du " DIVISER POUR REGNER " le mot d'ordre de combat " l'Union Fait la FORCE ".

Beaucoup de nos leaders sont morts pour avoir tenté face au colonisateur de faire l'Unité de notre Peuple : ATAI et Noël en leur temps. Pierre DECLERQ à la création du Front Indépendantiste. Eloi MACHORO à la création du FLNKS. Jean-Marie TJIBAOU et Yeiwéné YEIWENE dans leur tentative de faire l'Unité du peuple autour des Accords de Matignon.

En ce jour du 17ème anniversaire du 18 novembre 1984 nous ne pouvons que nous remémorer l combat de tous ceux qui nous ont précédés aux postes de responsabilités qui sont les nôtres aujourd'hui. Cette responsabilité qui ne doit tendre que vers un seul but celui de conduire notre peuple sur la voie de son émancipation politique. Au moyen d'une stratégie celle de chercher au-delà de nos Rivalités L'UNITE à TOUT PRIX face au rouleau compresseur représenté par l'ETAT et ses alliés politiques locaux qui toujours s'opposeront à NOTRE volonté de voir ce pays être un jour indépendant.

 I ­ 1. Le FLNKS

C'est dans le cadre de ses stratégies unitaires propres à tous les mouvements de libération du monde que le Front Indépendantiste s'est créée en 1979 puis le FLNKS en 1984. Il est nécessaire de nous rappeler aujourd'hui où notre mouvement est secoué par de graves turbulences que le FLNKS a été créé en 1984 pour représenter et le PEUPLE COLONISE, le PEUPLE kanak et l'ETAT KANAK confisqué et colonisé depuis le 24 septembre 1853. Le but du FLNKS est bien de porter la Parole de ce Peuple au niveau local et international. Le but du FLNKS est bien de représenter cet ETAT KANAK dont la souveraineté a été confisquée par la France. Le But du FLNKS est bien d'œuvrer afin que sur la base du droit des peuples colonisés reconnus par l'ONU en 1960 un ETAT KANAK assis sur un projet d société cohérente émerge lentement pour devenir KANAKY à l'horizon 2014 ou du moins à la sortie du processus de l'Accord de Nouméa.

Nos responsables d'il y a 17 ans auraient pu faire le choix de dissoudre les partis existant et de constituer un Parti unique. Cela n'a pas été leur choix. Ce n'est pas le nôtre aujourd'hui non plus, mais la diversité des partis composant le FLNKS ne doit pas NUIRE à la Bonne marche de l'ensemble. Chaque groupe de Pression doit trouver sa juste place afin de faire jouer un synergie nécessaire à la réalisation de notre objectif :

L'IKS qui doit rester la seule raison d'être des PARTIS, l'IKS qui constitue le ciment unissant les partis et qui justifie le fait qu'ils soient regroupés au sein d'un Front de libération.

L'IKS est encore loin devant Nous. Nous devons donc rester liés pour une période de 13 à 18 ans. Cette longue période favorise les luttes de pouvoir interne qui deviennent  inévitables. Les objectifs finaux peuvent se diluer dans la gestion institutionnelle où nous nous trouvons engagés depuis les Accords de Matignon. Les jeux de manipulation sur les UNS ou les autres sont légions de la part de nos adversaires politiques. D'où la nécessité de sans cesse nous remettre en cause et à chaque fois de nous rappeler nos finalités politiques. Affiner notre organisation peaufiner notre programme et projet de société.

 2. Les DERIVES

Force est de constater que par rapport à l'essence même d'un Front de libération l'on souhaite nos pères fondateurs nous avons dérivé et nous continuons à descendre les marches vers le font de l'abîme qui serait la disparition même de notre mouvement de libération que beaucoup de nos adversaires souhaitent ardemment. Le FLNKS pouvait déclarer sans vote la KANAKY indépendante au nom de notre seul droit de Peuple colonisé. De cette position initiale, le FLNKS a préféré faire le choix de voter des lois et des référendums parfois contraire au DROIT international de l'ONU sur lequel se base notre revendication nationaliste. De concessions sur le DROIT de VOTE on a intégré de plus en plus les immigrés " présents sur notre sol et on a abouti par des Tournures linguistiques à la composition du corps électoral pour les élections provinciales avec deux interprétations possible, problème non encore réglé".

Tout cela au nom de la DEMOCRATIE et des principes de la CONSTITUTION Française qui risque à terme d'engendrer la partition ou pire de nous rendre complètement minoritaire dans notre Pays en nous enlevant toute forme de représentativité et donc le droit de s'exprimer dans les instances institutionnelles comme s'est déjà en partie le cas pour la Province Sud et les communes de Nouméa et du Grand Nouméa. On peut alors se demander quelle est la légitimité de la Parole du FLNKS dans des dossiers délicats comme celui de GORO- Nickel où la parole des " immigrés rend caduque ou inexistante celle du peuple originel lorsqu'il demande légitimement d'être partenaire de ce grand projet métallurgique ou qu'il exprime ses craintes sur son environnement ancestral lorsque les Canadiens viennent faire chez nous ce qu'il est strictement interdit chez eux c'est à dire l'évacuation

des surnageant dans la mer en l'occurrence dans le canal de la HAVANNAH.

 

Le peuple s'exprimera sur le terrain par des actions violentes si sa parole n'a plus aucune valeur sur le plan institutionnel. L'ultime marche avant désintégration complète c'est la tentative de vouloir dissocier complètement le FLNKS, Outil politique et le FLNKS Outil électoral. Au niveau terminologique le mot Outil est inapproprié. Le FLNKS est Politique il n'est pas un Outil, car il représente un ETAT en devenir et un peuple à décoloniser. Lui enlever son rôle électoral, c'est de couper définitivement de ces racines c'est à dire du peuple d'où il tire sa légitimité. Le réduire à un rôle de représentation extérieure ou à porter l'Accord de Nouméa c'est en faire une coquille vide à qui on aurait enlevé toute substance vitale, ce serait l'agonie de notre mouvement de libération

et de l'émergence à côté des Partis soit disant indépendantiste le LKS et la FCCI, de 4 autres partis : l'UC, le PALIKA, l'UPM et le RDO sur lesquels l'ETAT et ses alliés joueront de plus belle l'hymne de la division comme et on le fait en CORSE ou dans les Antilles repoussant aux calendes grecques l'Indépendance du Pays.

II) ­ Bilan Roch WAMYTAN

 

C'est en ayant constamment à l'esprit cette analyse que mon action a été menée de concert avec le bureau politique depuis que le Congrès du Foyer  des îles australes à Nouméa m'a désigné Président du FLNKS le 9 décembre 1995. Les faits marquants de ma présidence sont les suivants.

- Négociations avec l'ETAT et la SLN/ERAMET du préalable minier INITIE par l'Union Calédonienne avant abouti à l'Accord de février 1998 dit Accord de BERCY sur l'échange des massifs POUM ­ KONIAMBO

- Négociations politiques sur l'Avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie et signature de l'Accord de Nouméa le 5 mai 1998.

- Négociations sur l'entrée des intérêts de la Nouvelle- Calédonie dans le capital d'ERAMET (SLN et signature de l'Accord de juillet 2000)

- Négociations avec les pays du Forum du pacifique pour l'obtention par la Nouvelle- Calédonie du statut d'observateur auprès de cette organisation régionale. Ce statut a été obtenu à la réunion de PALAU en 1999

- Négociations avec l'ETAT et le RPCR pour l'organisation du 13ème Sommet du Groupe de Fer de Lance Mélanésien à Nouméa en juillet 2001 tel que l'avaient demandé expressément les leaders Mélanésiens à Port- Villa en juillet 1999 suite à ce moment la présidence dd l'organisation a été confié au FLNKS pour deux ans.

- Participation au Négociations avec l'ETAT et les Pays membres du comité des 24 de l'ONU pour une mission de l'ONU en Nouvelle- Calédonie ce qui fut fait 1999 et pour la reconduction de la décennie pour l'éradication du colonialisme décision votée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2000 pour la décennie 2001-2010 en espérant que la Nouvelle- Calédonie accède à son indépendance au cours de cette période.

- Négociation avec l'ONU pour que le FLNKS soit classé représentant de la Nouvelle- Calédonie et non ONG.

- Négociations avec l'ETAT sur les formations lourdes tel que le cycle de Formation Médecins qui sera mis en œuvre à Nouméa à la rentrée 2002 de même que sur le rééquilibrage dans la Police Nationale.

- Suivi des dossiers environnement et Foncier en relation avec le Sénat coutumier ainsi que les grands dossiers de l'Accord de Nouméa en relation avec le Délégué du Gouvernement et le RPCR.

- Suivi des dossiers de l'assassinat de nos leaders politiques suivi des enquêtes sur les MORTS douteuses de Raphaël PIDJOT. Clément VENDEGOU et Gérald OUCKEWEN négociation mon encore abouties pour déclencher une commission d'enquête parlementaire sur la justice en France a permis que s'enclenche une MISSION du Conseil Supérieur de la Magistrature en Avril 2001.

- Porter la parole de notre peuple et de l'ETAT kanak en devenir sur la scène Régionale NATIONALE et INTERNATIONAL dénoncer les dérives de l'Accord Dénoncer les Manques, carences ou attitudes de l'ETAT et de ses alliés lorsqu'ils sont peu conformes à notre droit de peuple colonisé. D'où nos discours peu appréciés de l'ETAT au séminaire de colonisation de l'ONU à CUBA en mai 2001 veuillez à ce que NOS DROITS de Peuple colonisé soit respectés et sauvegardés notamment en matière d'environnement veiller et de Partenariat économique (Goro- Nickel) à la dérive de droit de peuple colonisé ayant vocation à l'indépendance vers un Droit de Peuple autochtone minoritaire dans un ensemble Français et donc n'ayant plus de vocation à l'Indépendance.

- PROTEGER le FLNKS des agressions externes et internes de la cohésion du Mouvement par rapport notamment aux luttes de pouvoir entre l'Union- Calédonienne et Palika. La défense sans faille de cette cohésion a toujours été la ligne de conduite de mon action quitte à privilégier cette ligne FLNKS au déterminant parfois des intérêt de mon propre parti ce que les militant de l'UC m'ont reproché à OUVEA lors du 32ème Congrès de l'UC en dissociant les deux fonctions de Présidence de l'UC et celle du FLNKS - Revendiquer la légitimité du peuple kanak et sa représentativité à tous les échelons de la vie institutionnelle et politique. Ma démission au Gouvernement se place dans cette logique là. Même si des erreurs stratégiques ont été commises il était difficile d'accepter de siéger dans la plus haute instance du pays lorsque la représentation du peuple légitime se résume à 2+ 1 face à 8 c'est non sens politique le FLNKS que nous représentons ne peut se contenter d'un rôle de strapontin dans le Gouvernement de la Nouvelle- Calédonie d'où la nécessité de revenir UNIS dans ce gouvernement avec un programme et des objectifs clairs.

 III) ­ STRATEGIE A SUIIVRE

Ce Bilan se présente comme un ensemble d'actions positives menées sous ma Présidence mais il est bien évident qu'il s'agit d'un travail commun mené de concert avec le BP et les partis composant le FLNKS même si de graves problèmes de dysfonctionnement interne aient été constatés et qu'il convient donc d'y remédier rapidement pour nous recaler entre nous.

Il convient de constater que nos différent partis lors de leurs récent Congrès de novembre ont tous réaffirmé le rôle éminemment politique que doit continuer à jouer le FLNKS pour l'application de l'Accord de Nouméa comme tremplin vers l'IKS, l'UC et le PALIKA ont cependant insisté sur l'identité des partis pour préciser que le FLNKS ne peut être FORT que si les Partis en interne sont FORTS et cohérents. Il est donc important que ce Congrès décline comment le FLNKS peut retrouver sa FORCE et surtout se combativité pour faire appliquer au mieux l'Accord de Nouméa. Les partis son désormais stabilisés de la synergie doit être désormais recherchée pour que l'on puisse TOUS tirer dans le même sens.

1) Signataire de l'accord de Nouméa

Signataire de l'Accord de Nouméa le FLNKS est appelé à honorer sa signature en Mettant en œuvre pour que ces Accords s'appliquent au mieux. Veiller à leur bonne application. Dénoncer les dérives les pièges linguistiques et les promesses non tenues accélérer le processus d'examen des dossiers en

pannes dont notamment les signes identitaires et le corps électoral.

Veiller au respect de nos grands principes politiques dont notamment celui de la maîtrise de nos ressources naturelles et le contrôle des outils qui en assurent leur valorisation le partenariat dans la Société GORO- NICKEL doit être examiné dans ce cadre précis.

Seul le FLNKS est à même de porter cet Accord face au RPCR et à l'ETAT Français Résultat d'un travail collectif des partie du FRONT. C'est désormais, l'ensemble qui doit à sa stricte application à tous les niveaux d'instance où nous sommes engagés Communale Provincial et niveau coutumier pour l'amélioration des conditions de vie des gens afin que les effets bénéfique de cet Accord arrivent jusqu'à eux que le principe du " kanak au centre du dispositif " soit plus qu'un simple Slogan. Mais aussi niveau INSTITUTIONNELS CONGRES et GOUVERNEMENT notamment où même si les partis ont une liberté de parole les positions communes sur les grands dossiers politiques doivent être nécessairement portés par le FLNKS le lien du FLNKS avec le Peuple se situe là aussi. C'est le sens de ce que disaient François MITTERAND à Eloi MACHORO EN 1984. Paris : " Si vous voulez que le Gouvernement Français et le Parti Socialiste reconnaissent la légitimité du Front Indépendantiste, il faut que les kanak le disent par vote, d'où l'importance de la Parole du FLNKS dans les institutions.

Et puis bien sur Représentation Régionale et Internationale du FLNKS dans le cadre de la construction à notre Région OCEANIE Pacifique. Pour cela conviendra de se donner les moyens pour jouer à fond la carte de la Présidence du Groupe Fer de Lance Mélanésien en honorant la confiance faite au Peuple kanak de la part des leaders du Fer de Lance Etre présents sur la scène Régional c'est aussi s'investir dans actions du FORUM de la CPS et tout organisme régional. Ce sera accueillir dignement les responsables Mélanésiens qui viendront à LIFOU pour la réunion du Comité Permanent pour la Sécurité et les affaires Politiques le 13 décembre prochaine à l'occasion du mini Festival des Arts Mélanésiens le FLNKS préside ce Comité depuis juillet 1999. Ce sera enfin accueillir la mission du FORUM en 2002 et celle de l'ONU la même année ce sont autant d'action qui demanderont de nous organisation et détermination sans compter bien les initiatives déjà lancés l'an dernier à Paris vers une UNION des forces autonomistes et Indépendantistes de l'OUTRE- MER Français surtout en cette période de pré- élection Présidentielle et législatives.

2) Organisation

Par conséquent ce 22ème Congrès devra se pencher sérieusement sur l'organisation du FLNKS. Un Président porté par l'ensemble des Partis. Un Exécutif qui pourrait reprendre le terme de 1984 c'est à dire le Gouvernement provisoire de kanak avec des ministres appuyés par des équipes de militants et d'experts. Ce Gouvernement interviendrait sur tous les dossiers (compétences transférées et pouvoirs Régaliens). Le fonctionnement de ce Gouvernement serait collégial et démocratique. Il serait chargé du suivi des Accord de Nouméa et de la préparation du futur Pays libre et indépendant avec comme base d'action notre Droit en tant que Peuple et Notre Projet de société. Les Ministres du Gouvernements de Kanaky seraient en prise directe avec ceux siégeront au Gouvernement de la Nouvelle- Calédonie ainsi qu'avec nos représentants au Congrès et dans les Assemblées de Province.

Cette forme d'organisation pourrait assurer la cohésions de l'ensemble de nos actions afin d'éviter de sombrer peu à peu dans la partition mortelle de la KANAKY ou de ce trouver éclatée en morceaux face à un Etat surpuissant qui quelque que soit la droite ou la Gauche au pouvoir en France pourra continuer tranquillement le pillage de nos ressources par Sociétés interposée au moyen d'une immigration de mieux en mieux organisée et sélectionnée.

Le Peuple kanak a toujours su trouver au fond de lui-même les ressources vitales pour faire face au danger. Aujourd'hui il y a DANGER d'éclatement du FLNKS. Le FLNKS est un TOUT logique de l'EXTERIEUR à l'INTERIEUR du Pays. Le saucissonner en le privant du lien avec le peuple par le VOTE c'est l'affaiblir se servir de lui comme un instrument de combat pour la prise de Pouvoir entre NOUS se sera l'achever. J'espère qu'en ce jour du 17ème anniversaires de boycott du 18 novembre 1984 les esprits de nos Anciens seront avec nous pour nous permettre d'éviter ce piège mortel qui nous est tendu en sachant faire preuve de sagesse en trouvant en nous les sursauts nécessaire à notre survie.

En vous souhaitons BON TRAVAIL je déclare ouvert les travaux de notre 22ème Congrès.

Roch Wamytan

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2000 5 27 /10 /octobre /2000 02:37

Drapeau_FLNKS_dit_drapeau_Kanaky.pngRoch Wamytan est secrétaire général du FLNKS (Front de libération nationale kanake et socialiste), l'organisation indépendantiste du peuple kanak en Nouvelle-Calédonie. En 1991 étaient signés les accords initiés par Michel Rocard. Un nouvel accord, dit de Nouméa, a été signé il y a deux ans, et les institutions sont en place depuis un an et demi. Roch Wamytan était présent à Paris lors de la rencontre entre les organisations indépendantistes et autonomistes.

- Où en est l'application des accords?
Roch Wamytan -
Nous avons d'énormes problèmes pour faire respecter par notre partenaire, le RPCR, certains éléments clés inscrits dans les accords, notamment sur la question du gouvernement local, qui devait fonctionner selon le principe de la collégialité. Or le RPCR, qui avait discuté avec nous pendant des mois et des mois et avait signé les accords de Nouméa, a choisi un autre partenaire que nous, à savoir une organisation qui regroupe une scission du FLNKS, pour chercher une autre majorité. C'est un véritable affront puisqu'ils choisissent des responsables sortis du FLNKS, pour des raisons qui sont les leurs, pour s'opposer à nous.
Parti comme cela, l'accord ne pouvait qu'être dénaturé. Des dossiers sont en retard, notamment celui de la définition du corps électoral pour les élections provinciales. L'accord avait bien précisé que ce corps électoral demeurait "figé". Mais sous la pression du RCPR, le Conseil constitutionnel en a donné une interprétation contestable; il considère le corps électoral non pas comme "figé", ce sur quoi nous nous étions mis d'accord, mais comme "glissant", les personnes entrant en Nouvelle-Calédonie à partir de 1999 pouvant voter au bout de 10 ans. Dès lors, nous attendons toujours la réunion du Congrès national (Parlement et Sénat français) qui devrait préciser ce point. Tout cela crée un climat qui n'est pas du tout favorable au développement économique, à l'harmonie et à l'entente des communautés. Nous continuons à lutter pour que le RCPR et surtout l'Etat français respectent cet accord dans l'esprit et la lettre. Ce pacte est un point d'équilibre entre d'une part la légitimité kanake, et d'autre part ceux dont la démarche politique est de défendre la République française en Nouvelle-Calédonie.

- Le scrutin d'autodétermination est reporté à 2014.
R. Wamytan -
Un processus est engagé, que nous avons appelé un processus d'émancipation politique, sur 15 ans. Au court de ces 15 ans, il doit y avoir un certain nombre de transferts de compétences de l'Etat vers la Nouvelle-Calédonie, et au bout des 15 ans, quand l'ensemble de ces transferts aura été effectué, sera posée la question de sortir de l'ensemble français ou d'y rester. Le déclenchement de ce scrutin d'autodétermination ne sera pas décidé par l'Etat français, mais par le congrès local de l'île. La population se prononcera, mais elle doit pouvoir le faire en toute transparence et connaissance de l'enjeu qui sera posé à ce moment-là. La question de l'indépendance n'est pas gagnée, il faut continuer à se battre pour que nos populations, nos jeunes, soient bien conscients que nous nous battons pour l'indépendance du pays et que dans 15 ans, il faudra se prononcer là-dessus.

- On a récemment trouvé du pétrole en Kanaky...
R. Wamytan -
Cela suscite des espoirs, mais autant d'inquiétudes, quand on connait tous les requins qui tournent autour du pétrole. Des recherches effectuées montrent des traces d'hydrate de gaz, donc de pétrole, sur le plateau continental, à 2000 m de fond. Ils vont passer dans les mois qui viennent à une phase d'exploration sous-marine et définir les possibilités d'exploitation à moyen et à long termes. Avec la venue des grandes compagnies, Total et Elf, on ne peut que s'interroger sur la tournure que prendra notre lutte pour l'indépendance politique, quand on sait le rôle qu'elles ont joué dans les pays qui sont dotés de ces richesses pétrolières.

- Tu reviens de l'ONU...
R. Wamytan -
Oui, parce que nous sommes inscrits, depuis 1986, sur la liste des pays à décoloniser, par une résolution de l'Assemblée générale de l'ONU. Régulièrement, nous allons à l'ONU pour pétitionner et être auditionnés par la 4e commission, qui rassemble 189 pays membres. Nous intervenons devant cette instance pour parler de la situation politique, économique et sociale du pays. J'y ai exposé les difficultés que nous rencontrons dans le processus. J'ai interpellé à la fois l'Etat français, sur son rôle d'acteur de la décolonisation, mais aussi l'ONU elle-même, puisqu'elle nous considère comme un pays appelé à être décolonisé. L'accord de Nouméa prenant comme principe, comme fondement, le processus de décolonisation, s'il y des accrocs au processus, l'ONU est tenue d'interpeller l'Etat français. C'est ce que j'ai demandé, vu la situation actuelle. C'est à l'Etat d'intervenir vis-à-vis de ses ressortissants et du RPCR. J'ai aussi plaidé pour que la décade 1990-2000, décrétée par l'ONU décade de la décolonisation, soit prorogée d'une deuxième décade parce qu'il y a de nombreux pays, parmi les 19 qui étaient sur la liste en 1990, qui n'en sont pas sortis. Seuls deux en sont sortis, la Namibie et le Timor oriental, mais à quel prix et dans quelles conditions... En revanche, frappent à la porte de l'ONU un certain nombre d'autres pays qui demandent à être inscrits sur la liste des pays à décoloniser. C'est la demande formulée par toutes les organisations des territoires sous tutelle de l'Etat français dans les DOM-TOM, qui étaient rassemblées à Paris les 29 et 30 septembre (1).

- Quel bilan tires-tu de cette rencontre?
R. Wamytan -
Il est largement positif, c'est la première fois que se sont rencontrées toutes ces organisations indépendantistes et autonomistes. Même si les situations sont différentes d'un pays à l'autre, nous avons affaire au même adversaire, l'Etat français. Cet Etat jacobin défend des intérêts qui lui sont propres, et ne veut pas reconnaître nos droits à nous autodéterminer, à être un jour indépendants. Ou alors il fait semblant de les reconnaître, comme en Kanaky. Nous avons décidé d'actions communes pour nous renforcer mutuellement et nous faire entendre vis-à-vis de l'Etat comme vis-à-vis de l'ONU puisque, notamment dans les Caraïbes et dans le Pacifique, nous sommes dans une situation coloniale. Nous faisons aussi appel au peuple français, aux syndicats, aux forces progressistes de la France métropolitaine pour nous appuyer dans cette démarche d'émancipation de nos peuples.

Propos recueillis par Alain Mathieu

Partager cet article
Repost0