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  • Roch WAMYTAN
  • Homme politique, membre de l'Union Calédonienne et du FLNKS, Signataire de l'accord de Nouméa en 1998, Président du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès de la Nouvelle-Calédonie
  • Homme politique, membre de l'Union Calédonienne et du FLNKS, Signataire de l'accord de Nouméa en 1998, Président du groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès de la Nouvelle-Calédonie

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Citoyenneté calédonienne socle du destin commun
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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 07:48

17juillet01Le samedi 14 juillet 2012, pour  alerter l’opinion publique  et la grande majorité des calédoniens, héritiers des valeurs de partage portées par les accords de Nouméa, l’Union Calédonienne tient à faire le point sur les dérives politiciennes  de ces dernières semaines.

Il faut aujourd’hui repousser ceux qui veulent agiter les peurs et raviver les vieilles guerres. L’heure n’est pas aux divisions  dangereuses mais à la construction dans la pa ix et la prospérité pour tous.

En effet l’Union calédonienne qui porte depuis 1956 la devise, « deux couleurs, un seul peuple »  souhaite affirmer haut et fort  sa volonté de construire  une Nouvelle-Calédonie réunie, dans la paix, seule garante d’une économie juste et dynamique, tournée vers l’avenir.  Une Calédonie moderne et réconciliée dont ses enfants pourront être fiers dans le respect de tous ses anciens, en particulier en mémoire des combattants tombés en défendant les principes de liberté des peuples dans les derniers conflits mondiaux.

La colonisation a imposé au peuple kanak, des obligations, les mêmes que celles du peuple français. Ainsi quand il a fallu défendre les frontières françaises par rapport à l’invasion étrangère, c’est cote à cote que nos vieux ont eux aussi été réquisitionnés pour défendre et libérer la France.

Le combat du peuple kanak est un combat noble, et il n’a aucune autre dimension que celle d’abord de retrouver une dignité bafouée.

« Le drapeau ne redescendra pas », c’est le drapeau qui a fédérer encore dernièrement lors des législatives le peuple kanak. C’est celui qui est reconnu à l’ONU c’est celui qui a couvert les nombreux combattants tombés pour la liberté du peuple kanak.,

Ces deux drapeaux, tous deux drapeaux de lutte  à l’origine et  symbole de liberté, sont aujourd’hui cote à cote.

La mémoire a aujourd’hui besoin d’être ravivée, les mots à nouveau prononcés et la parole transmise, pour les jeunes générations  et pour les nouveaux venus.

Il nous semble utile de rappeler les « fondamentaux » et d’expliquer ce qui a fait qu’aujourd’hui le drapeau kanak flotte aux cotés du drapeau français.

1956 : Un slogan toujours d’actualité : 2 couleurs, 1 seul peuple,

1983 : Nainville les roches :  

1988 : l’Accord de Matignon, 1998 : Les Accords de Nouméa, 2011 : Reconnaissance mutuelle avec la montée des deux drapeaux

Les accords de Matignon puis de Nouméa, signés dans le courage et la générosité, écrits à la lumière des valeurs partagées de la république, sans éluder les ombres de la colonisation, ne peuvent éternellement servir de prétexte à des attitudes politiciennes qui égarent plutôt qu’elles n’éclairent.

Répondant au sénat coutumier qui lui avait dit « n’ayez pas peur des Kanaks », le Président Sarkozy avait alors dit «  n’ayez pas peur de la France ». Nous n’avons pas à avoir peur les uns des autres.

L’heure est à l’évolution pas à la révolution, il faut savoir raison garder !

Voici quelques  vérités qui sont utiles de rappeler à ceux qui veulent instrumentaliser le contenu des accords de Nouméa.

Les accords de Matignon puis de Nouméa sont des accords de décolonisation arrachés par la lutte et le sang versé, de part et d’autre, c’est ce qui a scellé ces accords.

Les Accords de Nouméa reconnaissent le peuple kanak, peuple originel de ce Pays

-     Les accords de Matignon et Nouméa reconnaissent deux légitimités.

-     Les transferts de compétence et le partage des responsabilités institutionnelles entre les deux légitimités sont inscrites dans les accords de Nouméa de manière claire.

Pour protéger les acquis  de l’histoire du Pays et préserver la parole de l’accord de Nouméa 

Mobilisons nous, nombreux

samedi 14 juillet à Nouméa

à partir  de 8h00

derrière le CHT Gaston Bourret

pour une marche

pour la liberté du pays kanak

dans le respect du destin commun.

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